En mai prochain, le célèbre festival lyonnais « Les nuits sonores » fêtera sa quinzième édition.

Ce festival qui mélange musiques minimale, house, techno, hip-hop… est devenu une référence en France et même en Europe. Ce festival se déroule pendant cinq jours, partout dans Lyon, et cinq nuits à la Sucrière non loin du quartier Confluence. Il attire chaque année de plus en plus de monde, atteignant l’année dernière 138 000 visiteurs. Cette année, c’est Air lors d’un concert spécial qui ouvrira les festivités. Les heureux détenteurs de tickets auront l’occasion de voir Vitalic, Laurent Garnier, la révélation anglaise Stormzy ou encore les Chemical Brothers. L’édition 2017 n’est pas encore sold out. Si la programmation ne vous a pas encore convaincu, on vous présente l’histoire de ce festival à part, qu’il faut vivre au moins une fois !

La renouveau des nuits lyonnaises ! (Avec un peu d’histoire ! )

Les soirées technos ont débarqué à Lyon au début des années 90. À cette époque c’est le club Hypnotik dans les pentes de la Croix Rousse qui se fait une solide réputation. La scène underground lyonnaise prend de l’ampleur et va finir par jouer dans les grandes salles de la ville, au Transbordeur ou encore à la Halle Tony Garnier pour des raves party de 9000 personnes. En 1996, le maire centriste Raymond Barre, signe un arrêté, que certains appelleront « l’arrêté anti-techno », interdisant aux DJ de jouer après minuit. La scène lyonnaise va donc peu à peu décampé, se contentant de produire et non plus de jouer, mais l’élection du socialiste Gérard Collomb en 2001 marque un tournant. Le nouveau maire veut redonner un coup de jeune à la ville et le jeune collectif Arty Farty en profite pour lancer son festival en 2002, qui prendra le nom de « Nuits sonores » en 2003.

Un festival pas comme les autres  :

À partir de 2003, le festival lyonnais se distingue des grands festivals français de l’époque : les nuits sonores ne se déroulent pas l’été, n’offrent pas la possibilité de dormir dans un camping, ne se déroulent pas à l’extérieur de la ville, ne possèdent pas de grandes têtes d’affiche et se concentrent autour d’un style musical encore peu connu du grand public. C’était donc un défi de taille qui se présentait, mais le festival lyonnais a su jouer sur cette différence. Les organisateurs se sont démarqués en faisant de Lyon un terrain de jeux à découvrir en investissant des lieux peu connus des gones eux-mêmes comme la friche des Salins du Midi dans le 2e ou encore l’usine SLI à Vaise. Tous les courants de la musique électronique furent invités à se produire avec des mises en scène visuelle avant-gardiste. Par son originalité, le festival se fait vite un nom et atteint la barre des 50 000 festivaliers dès 2007, les nuits sonores deviennent alors une référence.

Lyon une ville qui bouge et qui attire :

Les nuits sonores attirent désormais des têtes d’affiche de renommée mondiale, dépassent chaque année les 100 000 personnes et investissent des lieux de plus en plus grand entre le Marché Gare et Gerland. Surtout le festival a su s’implanter dans la ville, notamment la journée entre la piscine du Rhône et les apéros sonores sur la presqu’île. On vient écouter de la musique mais aussi découvrir Lyon et c’est un des points forts des nuits sonores, la ville fait partie du festival. Dans son magazine, Carigami classe d’ailleurs Lyon dans les villes à absolument visiter. Ce festival n’offre pas seulement un plaisir musical, cela va bien au-delà de ça. Pendant cinq jours et cinq nuits, la culture va de la scène à la rue, ce qui fait des nuits sonores un festival unique.

Les Nuits Sonores un festival unique et peu commun. Car il a une histoire particulière, un univers bien à lui. C’est un festival où l’on découvre et qui fait émerger chaque fois de nouveau groupe, ce festival fait preuve d’ingéniosité et innove chaque année, il reste des places.
Avis aux amateur !

 

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