Alors que les entreprises françaises commence à s’intéresser au phénomène en ajoutant des jardins sur leurs toits, dans certaines villes comme Madrid, le phénomène est déjà passé à un autre niveau.

Villiers-en-Bière près de Melun) , en avril 2017 – Des élèves d’un lycée horticole plantent des végétaux sur le toit végétale fraîchement inauguré du magasin Carrefour de la ville. Avec 1200m2 dédié aux plantes aromatiques diverses et variés, c’est toute une dynamique de retour vers la terre que le groupe français met en avant.

Villiers-en-Bière, ce jeudi. Des élèves du lycée agricole Bougainville de Brie-Comte-Robert plantent des tomates. Photo : Le Parisien /Sophie Bordier
Villiers-en-Bière, ce jeudi. Des élèves du lycée agricole Bougainville de Brie-Comte-Robert plantent des tomates. Photo : Le Parisien /Sophie Bordier

Même si Carrefour parie sur le toit végétal et les jardins partagés, certaines enseignes comme Novotel par Exemple, à Lyon, permettent à des écosystèmes fragile d’avoir un petit coin tranquille pour se développer en toute tranquillité. La chaîne d’hôtellerie à donc réalisé sur le toit de son établissement lyonnais tendance une ruche pour accueillir des abeilles dont le nombre d’individu dans le monde est à la baisse. Le miel est ainsi récolté afin de l’utiliser pour le petit déjeuné des clients. Un moyen d’allier préservation de l’environnement et qualité. A l’image de ces deux enseignes, le nombre de projets liés à la distribution en circuit-court ne fait que s’accélérer.

Notre métier, c’est favoriser l’accès à une alimentation de qualité à nos clients. Le potager urbain est le début d’un projet innovant. La réduction du circuit entre production et vente sera de plus en plus de mise à l’avenir car elle est recherchée par les citoyens.

Précise le directeur du magasin Carrefour.

Déjà des projets éco-citoyens en France

Ce constat nous amène à développer de nouveaux concepts comme le “permis de végétaliser” dont nous avions parlé il y a quelques semaines. Cette initiative de la Ville de Paris fait figure de projet pilote mais pourrait bien s’étendre à d’autres communes. Avec le projet de loi qui interdit l’utilisation des pesticides et autres produits réputés nocifs pour l’environnement afin d’entretenir les espaces publics, de nouvelles dynamiques écologiques vont se développer. À l’instar de Paris, des communes pourrait impliquer leurs citoyens au jardinage de certains espaces publics. Ce moyen permet de responsabiliser les citoyens mais aussi de déléguer l’entretien des espaces verts par le biais d’un commun accord. Considéré comme un luxe réservé aux personnes ayant une maison (et par extension, un jardin), beaucoup d’individus peuvent retrouver cette manière de vivre, plus orienté vers la nature et le plaisir de jardiner.

Un projet un cran plus haut … sur les bus

Il y a un an, les citoyens de la ville de Madrid ont pu voir “fleurir” des bus et des abrisbus avec une singularité qui ne laisse pas indifférent. En effet, ils se parent d’herbe et de fleurs … sur leur toit.

Étudié par une équipe de fonctionnaires de la ville de Madrid qui planchaient sur des projets novateurs afin de transformer l’espace public et le rendre plus en phase avec l’environnement, le projet porté par l’édile de gauche Manuela Carmena s’est développé petit à petit depuis Janvier. Cette expérience est l’une des six propositions de 32 employés municipaux qui ont travaillé pendant cinq mois dans le cadre d’un projet pilote de la Fondation Cotec pour l’innovation, qui vise à développer les idées des agents municipaux pour améliorer le quotidien des habitants. Plus de 800 projets avaient été déposés dans le cadre de cet appel à projets.

Toiture végtale
Toiture végtale
Toiture végtale
Toiture végtale
Toiture végtale
Toiture végtale

Une ville soucieuse de l’environnement

L’express avance le fait que l’implantation de ces toits verts à travers la ville sert un objectif environnemental. Ces toits végétaux seront conçus pour ” absorber la pollution, la chaleur et le bruit “, dixit José Antonio Antona, paysagiste espagnol, porteur du projet ” [social_news]Muévete en verde[/social_news] ” (déplace-toi en vert). L’attribut calorifuge des végétaux sur le toit pourrait amener à diminuer la température à l’intérieur des bus de 3 degrés, rendant les étés, souvent secs et chauds, plus supportables pour les Madrilènes. Manuela Carmena, l’élue de gauche qui soutient le projet et qui se déplace en transports en commun, revendique sa proximité avec ses administrés (dans une interview à Télérama), et entend faire de Madrid une ville « plus habitable ». Cela passe donc par respecter un peu plus l’environnement.

La municipalité ambitionne de faire de Madrid une « ville unique », selon les mots du maire, dans laquelle les lignes de bus régulières se transforment en jardins publics et durables. Les 130 bus des lignes 27 (Glorieta de Embajadores-Plaza de Castilla) et 34 (Plaza de Cibeles-Las Águilas) seront les premières à en bénéficier, explique La Vanguardia. Elles n’ont pas été choisies au hasard car ces axes traversent la ville du nord au sud et circulent devant des monuments touristiques. Cette idée pourra être étendue par la suite à l’ensemble du réseau.

Purifier l’air urbain : un atout de ce projet

Le coût de chaque toit végétalisé, estimé à 2 500 euros en moyenne pour les bus (un peu moins pour les abribus), comprendra l’entretien du jardin assuré par un système d’irrigation spécial pour éviter les fuites. Un système qui repose sur un savant maillage métalliques et des matériaux durables, résistants aux mouvements des véhicules.

Avec 1 900 bus exploités par l’entreprise des transports en commun de Madrid -EMT- près de 20 000 m² de toits pourraient être équipé pour et pourrait absorber les polluants et ce, sans compter les abribus, qui devraient être végétalisés par la suite.

Quelques mois plus tard …

Le bilan de cette opération mettra du temps à se chiffrer. Nous pouvons cependant mettre en avant le fait que cette opération a considérablement été partagée dans le monde entier en cette première moitié d’année 2017. Inspirant d’autres villes, le projet de la capitale madrilène a permis de développer de nouveaux écosystèmes sur les bus. La toiture végétale est non seulement attrayante au niveau esthétique mais permet aussi aux Citadins de retrouver une proximité avec la nature, ce qui est rarement le quotidien urbain. De plus, Marc Granen, un paysagiste ayant travaillait sur un projet similaire, et son équipe d’ingénieurs ont découvert qu’un mètre carré peut absorber 20 kg de CO2. À terme, ce projet pourrait absorber 400 000 kg de CO2 rien qu’avec les bus. La température dans l’habitacle lors de la période estivale a été observée par l’équipe. Ils ont pu constater une baisse de 4 degrés par rapport aux bus non équipés de la ville. Concernant la faune et la flore, les toitures de bus équipés ont vu se développer lézard, grenouilles et insectes en tous genres….

Des projets de bus avec toits végétal ailleurs ?

D’autres villes comptent désormais faire pareil que Madrid. Un designer New-Yorkais, Marco Castro, compte importer le concept à la Big Apple. Aussi, avec son projet Bus Roots sur lequel il travaille depuis 2010, il ambitionne de transformer le réseau de bus de la ville en autant d’espaces verts nomades. “Un toit de bus mesure un peu plus de 30 m², et la flotte new-yorkaise en comporte 4500, ce qui représente donc un potentiel d’environ 14 hectares d’espaces verts dans la ville” chiffre le designer sur son blog. En prenant en compte les 20 Kg de CO2 absorbé par m² chiffré par Granen, les chiffres du projet de l’américain promettent un avenir plus vert. Comme la Montre le magazine Science et Avenir, Marco Castro a mis au point une série de prototypes pour appuyer sa démonstration. Le projet espagnol s’inscrit dans la lignée de celui lancé par le designer américain.

Le projet de bus végétalisé par Marco Castro en 2014.
Le projet de bus végétalisé par Marco Castro en 2014.

Des idées originales à faire germer …

Sponsor

LAISSER UNE RÉACTION

Maintenant, c'est à vous de réagir !
Entre ton nom ici